Un enfant pratique des tapotements alternés au cours de la séance

EMDR chez l’enfant : fonctionnement, âge, déroulé et limites

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une thérapie du traumatisme qui s’adapte aux enfants et aux adolescents, à condition d’être pratiquée par un professionnel formé spécifiquement à ce public. Le protocole ne change pas dans son principe : il change dans sa forme. On utilise le dessin, le jeu, des mouvements plus courts, un langage simple et la présence, parfois, d’un parent. Cet article s’adresse aux parents qui s’interrogent, et aux soignants ou praticiens qui veulent comprendre comment la méthode se transpose à l’enfant.

Davidvigneron
Enrichissez votre pratique de l’EMDR
Découvrez des formations en ligne en EFT, EMDR et hypnose, conçues pour les thérapeutes et les professionnels de santé.

Découvrir les formations

TL;DR

  • L’EMDR vise à retraiter des souvenirs perturbants (accident, violence, deuil, séparation, harcèlement) qui continuent de provoquer peurs, cauchemars ou colères.
  • Il se pratique chez l’enfant avec un protocole adapté à l’âge : dessin, jeu, séances plus courtes, rythme laissé à l’enfant.
  • Il n’existe pas d’âge plancher unique : tout dépend de la maturité de l’enfant et de la formation du thérapeute.
  • Choisissez un professionnel de santé ou un psychologue formé à l’EMDR enfants, et demandez-lui son cadre de travail avant la première séance.
  • Pour les thérapeutes, des techniques complémentaires (EFT, relaxation, hypnose) peuvent soutenir l’accompagnement, sans remplacer une prise en charge du trauma par un clinicien formé.

Table des matières

L’EMDR en bref : un principe simple, un cadre rigoureux

L’EMDR a été élaboré à la fin des années 1980 par la psychologue américaine Francine Shapiro. Le principe : le thérapeute demande à la personne de se remémorer un souvenir difficile tout en proposant une stimulation bilatérale alternée, le plus souvent des mouvements des yeux de gauche à droite, mais aussi des tapotements ou des sons alternés. L’objectif est de permettre au cerveau de reprendre un traitement de l’information qui était resté bloqué, de sorte que le souvenir perde sa charge émotionnelle.

Le protocole standard se déroule en huit phases : recueil de l’histoire, préparation, évaluation du souvenir cible, désensibilisation, installation d’une croyance positive, scan corporel, clôture et réévaluation. Chez l’enfant, ces phases sont conservées, mais chacune est reformulée.

Les huit phases du protocole EMDR adapté à l’enfant

Pour une présentation détaillée du déroulé chez l’adulte, vous pouvez lire notre article sur l’EMDR et le traumatisme : efficacité, déroulé et points de vigilance.

À partir de quel âge peut-on proposer l’EMDR à un enfant ?

C’est l’une des questions les plus posées par les parents. La réponse honnête : il n’y a pas de seuil officiel unique. Des praticiens travaillent avec de très jeunes enfants, parfois dès l’âge préscolaire, en passant par le jeu, le dessin ou les histoires, et en associant fortement les parents. D’autres préfèrent attendre que l’enfant sache nommer ce qu’il ressent.

Ce qui compte davantage que l’âge :

  • La capacité à se repérer dans ses émotions : même simplement, l’enfant peut dire « ça fait mal dans le ventre » ou montrer sur un dessin ce qui lui fait peur.
  • La sécurité actuelle : si l’enfant vit encore dans un environnement menaçant (violences, conflit aigu), le travail sur le souvenir passe après la protection.
  • La présence d’un adulte référent stable : un parent ou un proche capable d’accompagner les séances et de rassurer entre deux rendez-vous.
  • La formation du praticien : l’EMDR enfant demande des compétences en développement de l’enfant, en attachement et en communication adaptée.

Pour la tranche 8-12 ans, l’enfant peut généralement suivre un protocole proche de celui de l’adulte, avec davantage de supports visuels. Pour les adolescents, la démarche ressemble à celle des adultes, avec une attention particulière à la confiance et à l’autonomie.

Dans quels cas l’EMDR est-il envisagé chez l’enfant ?

L’EMDR est d’abord une thérapie du stress post-traumatique. L’Organisation mondiale de la santé recommande d’offrir des interventions psychologiques aux enfants et adolescents souffrant de stress post-traumatique, et l’EMDR figure parmi les approches étudiées dans ce domaine. Concrètement, un professionnel peut l’envisager après :

  • un accident de la route, une chute grave, une hospitalisation ou un geste médical vécu comme effrayant ;
  • une agression, des violences subies ou dont l’enfant a été témoin ;
  • le décès d’un proche, une séparation brutale, un déménagement subi ;
  • du harcèlement scolaire ;
  • une catastrophe naturelle ou un événement collectif.

Les signes qui doivent alerter un parent ne sont pas toujours spectaculaires :

  • cauchemars, terreurs nocturnes, retour de l’énurésie ;
  • peurs nouvelles (séparation, obscurité, bruits, lieux précis) ;
  • irritabilité, colères disproportionnées, agitation ;
  • évitement de certains lieux ou sujets ;
  • plaintes physiques répétées (maux de ventre, maux de tête) sans cause médicale identifiée ;
  • jeux répétitifs qui rejouent la scène vécue ;
  • repli, perte d’intérêt, baisse des résultats scolaires.

Ces manifestations peuvent aussi avoir d’autres origines. Un bilan par le médecin traitant, le pédiatre, un psychologue ou un pédopsychiatre permet de poser le bon cadre avant toute thérapie.

Comment se déroule une séance d’EMDR avec un enfant

Le praticien ne se contente pas de « faire bouger les yeux ». Une prise en charge sérieuse suit un enchaînement précis.

1. Les premiers rendez-vous : rencontre et histoire

Le thérapeute rencontre souvent d’abord les parents, puis l’enfant, parfois ensemble. Il recueille l’histoire de l’enfant, évalue la sécurité de son environnement et repère ses ressources : ce qu’il aime, ce qui le rassure, ce qui le fait rire. Cette phase peut durer plusieurs séances. Elle n’est pas du temps perdu : c’est elle qui conditionne la suite.

2. La préparation

L’enfant apprend à identifier ses sensations, à montrer où il les ressent dans le corps et à utiliser un « lieu sûr » : un endroit réel ou imaginaire où il se sent bien. Il apprend aussi qu’il peut arrêter à tout moment, avec un signal simple (lever la main, dire « stop »). Les techniques de relaxation et de respiration sont souvent utilisées ici.

3. Le retraitement du souvenir

Le praticien demande à l’enfant de penser à l’image la plus gênante, de décrire ce qu’il ressent et où dans le corps, puis lance la stimulation bilatérale par séries courtes. Chez le jeune enfant, cela peut passer par :

  • des tapotements alternés sur les genoux ou les mains, parfois sous forme de jeu ;
  • un « papillon » : les bras croisés sur la poitrine, l’enfant se tapote les épaules ;
  • des dessins entre les séries pour exprimer ce qui change ;
  • des figurines ou des histoires qui permettent de raconter l’événement avec une distance protectrice.

L’enfant n’a pas besoin de tout raconter à voix haute. Ce point rassure beaucoup de parents et d’enfants.

4. La clôture et le suivi

Chaque séance se termine par un retour au calme. Le praticien explique aux parents ce qui peut se produire dans les jours suivants : rêves plus marqués, fatigue, émotions qui remontent. Le nombre de séances varie selon l’histoire de l’enfant : un événement unique est généralement plus rapide à traiter qu’une série de traumatismes répétés.

Ce que montrent les études

La recherche sur l’EMDR chez l’enfant et l’adolescent est réelle, mais elle est moins abondante que chez l’adulte, et les résultats se lisent avec nuance. Des essais contrôlés et des revues indiquent que l’EMDR peut réduire les symptômes de stress post-traumatique chez des jeunes, et qu’il est comparable à d’autres psychothérapies centrées sur le trauma. Les thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le trauma restent elles aussi bien documentées et font partie des options à discuter avec un professionnel.

Deux précautions s’imposent à la lecture de ces données :

  • les échantillons sont souvent de petite taille, et les protocoles varient d’une étude à l’autre ;
  • une méthode efficace en moyenne ne l’est pas forcément pour chaque enfant : le choix se fait avec un clinicien, selon l’âge, l’histoire et le contexte familial.

Pour un regard clinique sur l’efficacité de l’EMDR, des données cliniques et des recommandations pour les jeunes patients sont discutées dans cet article en anglais, qui compare aussi l’approche corporelle et l’EMDR.

Le rôle des parents

Un parent n’est pas spectateur. Son attitude influence directement la manière dont l’enfant vit la thérapie.

  • Rassurer sans questionner à l’excès : l’enfant n’a pas à raconter à la maison ce qui s’est dit en séance.
  • Maintenir des routines stables : sommeil, repas, rituels du soir.
  • Accueillir les réactions : une journée difficile après une séance n’est pas un échec.
  • Informer le praticien : cauchemars, comportements nouveaux, événements à l’école.
  • Prendre soin de soi : un parent épuisé ou lui-même traumatisé a besoin de soutien, et peut en parler à un professionnel de son côté.

Quand le traumatisme concerne toute la famille (accident, deuil), le thérapeute peut proposer des séances conjointes ou orienter un parent vers un autre professionnel.

Comment choisir un praticien EMDR pour son enfant

En France, le titre de psychologue est protégé : il est réservé aux titulaires de certains diplômes universitaires fixés par décret. Les psychologues ne sont pas des médecins et ne prescrivent pas de médicaments. Le pédopsychiatre, lui, est un médecin et peut prescrire quand c’est nécessaire. Le site officiel Service-Public détaille cette distinction.

Quelques questions à poser avant de prendre rendez-vous :

  1. Quel est votre métier de base (psychologue, psychiatre, pédopsychiatre, médecin, infirmier en pratique avancée, autre) ?
  2. Avez-vous suivi une formation EMDR reconnue, et une formation spécifique pour les enfants ?
  3. Avec quels âges travaillez-vous régulièrement ?
  4. Comment impliquez-vous les parents ?
  5. Combien de séances prévoyez-vous en première estimation, et comment réévaluez-vous ?
  6. Que faites-vous si l’enfant est trop envahi par l’émotion ?

Un praticien sérieux répond sans détour, accepte que vous reveniez sur votre décision et propose un cadre clair. Méfiez-vous de toute promesse de guérison rapide garantie.

EMDR à distance, pour un enfant : est-ce possible ?

Des praticiens proposent des séances en visioconférence, notamment pour les adolescents, avec des stimulations adaptées (tapotements, balayage visuel à l’écran). Chez le jeune enfant, la présence physique du thérapeute reste en général préférable : le jeu, le dessin et l’observation du corps sont plus difficiles à proposer derrière un écran, et la sécurité émotionnelle est plus facile à garantir en cabinet. La décision revient au praticien, qui évalue chaque situation.

Notre point de vue : le trauma de l’enfant demande des cliniciens, et des outils complémentaires bien cadrés

Nous formons des thérapeutes, des soignants et des personnes en reconversion, et notre parcours part du soin. David Vigneron est ancien infirmier : nous avons donc une conviction ferme sur la frontière entre ce qui relève du soin du traumatisme et ce qui relève de l’accompagnement.

Voici ce que nous disons aux praticiens que nous formons :

  • Le trauma d’un enfant n’est pas un terrain d’improvisation. Un enfant exposé à des violences, à un accident grave ou à un deuil traumatique doit être pris en charge par un professionnel formé à ce public, et orienté vers un médecin ou un psychologue en cas de doute.
  • La relation avant la technique. Qu’il s’agisse d’EMDR, d’EFT ou d’hypnose, l’enfant guérit d’abord dans une relation où il se sent en sécurité.
  • Les outils brefs ont leur place, avec discernement. Relaxation, respiration, techniques de régulation émotionnelle, hypnose conversationnelle, EFT : ces approches peuvent soutenir la préparation, apaiser les peurs, accompagner des phobies simples ou des douleurs. Elles ne se substituent pas à un traitement du trauma quand celui-ci est indiqué.
  • L’avis de la clinique prime sur l’effet de mode. Nos enseignements s’appuient sur la pratique de terrain et les retours des praticiens formés, et nous encourageons chacun à connaître ses limites.

Sur la question du traumatisme, nous avons rassemblé nos réflexions dans plusieurs articles : EFT et traumatisme : ce que dit vraiment la clinique, les retraumatismes à la loupe des neurosciences et les approches brèves modernes et leurs différences.

Peurs, phobies et stress de l’enfant : quelles autres approches ?

Tous les troubles de l’enfant ne relèvent pas du traumatisme. Une peur du noir, une phobie scolaire, une anxiété avant un examen ou une peur du chien peuvent se travailler autrement, selon la gravité et l’avis du clinicien.

  • L’exposition progressive : l’enfant s’approche par étapes de ce qui l’effraie, avec un adulte rassurant. Nous l’abordons dans notre article sur l’exposition progressive pour traiter les phobies.
  • L’EFT : une technique de tapotements sur des points précis, associée à la parole. Notre guide des principes fondamentaux de l’EFT pour thérapeutes en expose le cadre, et un autre article précise les indications de l’EFT.
  • La relaxation et la sophrologie : respiration, détente musculaire, visualisation, utiles pour l’endormissement et la gestion du stress.
  • La thérapie cognitivo-comportementale : proposée par des psychologues et psychiatres, particulièrement dans les troubles anxieux de l’enfant, où la Haute Autorité de santé la mentionne dans ses documents sur les troubles anxieux.

Un point de vigilance pour les professionnels : lorsqu’une anxiété s’accompagne de troubles du sommeil majeurs, d’idées noires, de refus scolaire prolongé ou de symptômes physiques inexpliqués, l’orientation vers un médecin ou un pédopsychiatre est la première étape.

Et si vous êtes thérapeute ou soignant ?

Vous accompagnez des familles ? Voici comment situer l’EMDR enfants dans votre pratique.

Connaître son périmètre

L’EMDR est une approche à part entière, avec sa formation, sa supervision et ses références professionnelles. Les cursus spécialisés pour les enfants existent, notamment auprès de l’association EMDR France. Avant de proposer un retraitement du traumatisme à un enfant, vérifiez votre statut, votre formation et votre capacité à orienter.

Savoir préparer et soutenir

Même si vous ne pratiquez pas l’EMDR, vous pouvez jouer un rôle utile en amont et en aval :

  • aider l’enfant à reconnaître ses émotions et ses sensations ;
  • enseigner la respiration, la cohérence cardiaque ou une relaxation simple ;
  • accompagner les parents dans la compréhension des réactions de l’enfant ;
  • soutenir le retour au calme après les séances d’un confrère ou d’une consœur ;
  • travailler sur la douleur lors des soins, en hypno-analgésie, pour des enfants hospitalisés ou en soins répétés.

Sur ce dernier point, notre article sur l’hypnose à l’hôpital rappelle ce qu’une approche hypnotique peut apporter dans un cadre de soins.

Rester humble sur les indications

Les thérapies brèves ne sont pas toutes interchangeables. Notre texte Thérapies brèves : le nouveau visage de la santé mentale pose un cadre pour s’y retrouver, et les trois erreurs à éviter en EFT aide à éviter les écueils les plus fréquents.

Se former en ligne : ce que nous proposons

Nos formations sont conçues et dispensées par David Vigneron, ancien infirmier, en e-learning, avec un accès immédiat et illimité. Elles s’adressent aux thérapeutes, aux professionnels de santé, aux praticiens bien-être et aux personnes en reconversion. Le catalogue comprend notamment :

  • le Praticien en E.F.T ;
  • le Praticien en hypnose Ericksonienne ;
  • le Praticien spécialisé en traitement des phobies ;
  • l’Hypno-Analgésie lors d’un soin médical ou para-médical, pensée pour les professionnels de santé ;
  • la Gestion du stress ;
  • le Relaxologue, ainsi que le Relaxologue spécialisé en soins douloureux ;
  • le Praticien spécialisé en relation d’aide ;
  • le Praticien spécialisé dans l’accompagnement des deuils ;
  • la Formation à la psychopathologie ;
  • un recueil de 60 scripts d’hypnose, sophrologie et relaxologie.

Ces formations ne remplacent ni un diplôme de psychologue ou de médecin, ni une formation EMDR. Elles vous donnent des outils concrets, que vous placez dans le cadre légal de votre activité. Vous pouvez consulter le catalogue complet de nos formations pour comparer les contenus et choisir celle qui correspond à votre projet. Si vous envisagez de vous installer, notre article sur la reconversion par les techniques de thérapies brèves détaille les étapes.

FAQ

Quand commencer l’EMDR avec un enfant ?

Il n’y a pas d’âge officiel unique. Le moment dépend de la maturité de l’enfant, de la sécurité de son environnement et de la formation du praticien. Un bilan préalable avec un psychologue, un pédopsychiatre ou le médecin traitant permet de décider si l’EMDR est la bonne option.

Les séances d’EMDR sont-elles pénibles pour un enfant ?

Elles peuvent faire remonter des émotions, mais le praticien les dose, laisse l’enfant arrêter à tout moment et termine toujours par un retour au calme. Le dessin, le jeu et les tapotements rendent l’exercice plus léger. Après une séance, de la fatigue ou des rêves marqués sont possibles, et il est utile d’en informer le thérapeute.

Quels sont les symptômes qui doivent faire consulter ?

Cauchemars, peurs nouvelles, colères inhabituelles, évitements, plaintes physiques répétées, jeux qui rejouent un événement ou repli sur soi après un événement marquant sont des signaux. Si ces signes durent plus de quelques semaines ou gênent l’école et la vie familiale, parlez-en au médecin traitant ou à un psychologue. En cas de danger immédiat ou d’idées suicidaires, contactez les urgences ou le 15.

Faut-il être psychologue pour pratiquer l’EMDR avec des enfants ?

En France, le titre de psychologue est protégé par la loi, mais l’EMDR est pratiqué par différents professionnels de santé formés : psychologues, médecins, psychiatres, parfois infirmiers ou autres soignants selon leur cadre d’exercice. Demandez toujours quel est le métier de base du praticien et quelle formation EMDR il a suivie, y compris pour les enfants.

L’EMDR peut-il se faire à distance ?

C’est possible chez certains adolescents, sur décision du praticien. Pour les plus jeunes, la présence en cabinet est généralement préférée, car elle facilite le jeu, le dessin et le sentiment de sécurité.

Aller plus loin

Vous êtes thérapeute, soignant ou en reconversion et vous souhaitez enrichir votre pratique d’outils brefs, concrets et cadrés ? Découvrez nos formations en ligne et regardez les vidéos de la chaîne YouTube Hypnose 54 : je vous y propose des démonstrations et des conseils de terrain pour progresser à votre rythme.

Recommandations